Samedi 28 avril 2007
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Le célèbre grand Bouddha de Kamakura
Du 23 au 26 avril au soir, je suis allé m’installer chez monsieur Inori et sa femme, deux retraités que j’ai pu rencontrer il y a deux ans de cela en France, dans l’Aveyron, lors d’un stage autour du go. J’ai été accueilli comme un petit prince par Inori-san et ses amis du club de Go de Kamakura, situé à deux pas de la gare. Mon séjour a donc consisté en des visites de lieux connus des environs, comme le grand Bouddha (l’un des plus grands du Japon), le musée des trésors nationaux (où les photos sont interdites), l’école de formation à l’art de la sculpture sur bois, une spécialité locale, ou encore Enoshima, une grande baie donnant sur la mer. Régulièrement, j’ai été invité au restaurant où j’ai pu festoyer dans une ambiance très chaleureuse. Cela en devenait presque gênant pour moi, car pas une seule fois ils ne m’ont laissé payer.
Monsieur Inori m’a aussi emmené chez un ami à lui, monsieur Maeda, très fort joueur de go. Toutes ces personnes ont pour point commun, outre leur amour du go, un intérêt très fort pour la France et sa culture. Monsieur Maeda a ainsi étudié le français il y a longtemps, quant à monsieur Inori, il est déjà allé quinze fois en France.Après les visites de la matinée, on m’a emmené au club de go où j’ai pu me mesurer à de très forts joueurs. Au Japon, le classement des niveaux est plus faible qu’en France. Je me situe aux alentours de 1er kyu français, mais au Japon, je suis 2ème voire 3ème dan. Mes premières parties étaient un peu tendues, je perdais souvent sur des bêtises alors que je menais relativement la partie. Par la suite mon jeu a gagné un peu en maîtrise et en sagesse, ce qui a fait dire à monsieur Maeda que j’étais probablement plus proche du niveau de 4ème dan désormais. Cela m’a naturellement fait plaisir, même si dans ma tête, je n’ai toujours pas accepté l’idée que je puisse être ne serait-ce que 1er dan français.
Le soir de mon départ, le 26 avril, j’ai dîné avec tout le monde dans un izakaya, un restaurant typique où l’on sert des sashimis, du tempura, et beaucoup d’alcool, les japonais affectionnant particulièrement la bière blonde et le saké. Puis je suis monté avec mes affaires dans l’Eno-den, un bus de nuit assez confortable (plus que mon avion) qui est parti à 22h et m’a déposé à Kyoto le lendemain matin, à 5h15, sans que je puisse naturellement fermer l’œil de la nuit. Ce fut le début d’une très, très longue journée…
Par Anthony Prezman
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Publié dans : Voyage au Japon
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Mercredi 25 avril 2007
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13:49
Mon blog est bien silencieux depuis quelques jours, et c'est normal : depuis que je suis a Kamakura, heberge chez monsieur et madame Inori, je n'ai plus acces a Internet. Aussi il ne m'est actuellement pas possible de mettre a jour mon site sauf cas exceptionnel, comme maintenant. Demain je passe encore une journee avec eux et tous leurs amis du club de Go de Kamakura, situe tout pres de la gare, puis je prendrai un bus de nuit a 21h50 pour Kyoto. Il me deposera a bon port a 5h30 du matin, et une nouvelle aventure commencera. Je devrais, si tout va bien, recuperer des lors un acces internet. A suivre !
Par Anthony Prezman
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Publié dans : Voyage au Japon
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Dimanche 22 avril 2007
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07:56
Ce n’est pas parce que je suis au Japon qu’il faut en profiter pour fermer les yeux sur la sortie du dernier volume de Baptism, disponible en France depuis le 18 avril. J’ai hâte de recueillir les commentaires et avis des lecteurs sur la toile concernant cette conclusion qui m’a profondément bouleversé à l’époque où je l’ai lue. Mais je n’en dirai pas plus, si ce n’est : lisez ce volume au plus vite !
Par Anthony Prezman
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Publié dans : Mangas
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Jeudi 19 avril 2007
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10:51
Mon premier APN !
Mardi 17 avril. Je ne peux plus me contenter de prendre des photos avec mon téléphone portable. Je décide donc d’acheter mon premier appareil photo numérique du côté d’Akihabara, le fameux quartier du « tout électronique », et j’opte pour le petit Canon IXY 90, un 7 mégapixels qui vient juste de sortir. Les photos qu’il délivre sont d’un niveau auquel je n’étais guère habitué jusqu’ici. Je m’en tire pour environ 32 000 yens (200 euros) plus une SD card ultra rapide de 2 Go à 3500 yens (22 euros) pour remplir à loisir mon nouveau bébé. Et depuis, c’est le bonheur, je mitraille absolument tout ce qui passe à ma portée. Il y aurait des crottes de chien sur le trottoir que je les prendrais… Je comprends mieux maintenant pourquoi les japonais photographient des choses qui nous semblent insignifiantes : chez nous, tout est différent de chez eux. Ils immortalisent donc le moindre détail un tant soit peu « exotique ». Et je me retrouve à faire exactement pareil !
Le midi, je vais à Tsukiji, le célèbre quartier des poissons. Rungis à la puissance mille ! Et pour moins de 7 euros je me régale d’un plateau de sushis d’une fraîcheur inégalée. J’ai même du mal à le finir tellement il est copieux ! Derrière les chefs, quelques poissons attendent leur dernière heure dans un grand aquarium. Puis, armé d’une épuisette, l’un des cuistots tente de les attraper. Il y parvient mais non sans peine. Finalement, les pauvres bêtes sont dépecées quasiment sous nos yeux, le corps évidé encore agité de spasmes… J’avoue que les dernières bouchées ont eu du mal à passer après ce spectacle.
Après ce festin, retour à Akihabara où je me perds dans un gigantesque supermarché sur 8 étages, entièrement consacré à la technologie. On y trouve de tout, et plus encore. Un paradis pour les technophiles et les ménagères qui veulent s’équiper des derniers gadgets à la mode, dont la plupart sont aussi invraisemblables que futiles. Honnêtement, le choix donne le vertige.
Une infime partie d'un rayon mangas parmi tant d'autres
Mercredi 18 avril. Je passe quasiment toute la journée dans le quartier de Jimbôchô, la cité des livres. L’endroit foisonne de librairies en tout genre. Chacune est à elle seule un temple où l’on trouve à la fois des mangas comme des ouvrages étrangers. En langue française, les japonais semblent avoir un faible pour Saint Exupéry, Balzac ou Marguerite Duras. J’ai même trouvé du Sartre, mais hélas rien sur Rimbaud dont je cherchais une traduction du Bateau Ivre. Le choix était quand même très limité. Inutile de préciser que « Le petit Prince » est ici aussi connu qu’Harry Potter. La journée s’est achevée dans un restaurant de bon standing où j’ai dégusté un Sukiyaki à mourir de bonheur : un assortiment de légumes et de viande cuits dans une marmite, un peu à la manière d'une fondue savoyarde. On y met soi-même ce qu’on veut, puis on trempe les aliments une fois cuits dans un œuf avant de les avaler. Je pense que la photo se passe de commentaires.
Par Anthony Prezman
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Publié dans : Voyage au Japon
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