Lundi 26 novembre 2007
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Les plus fidèles de mes lecteurs auront
remarqué mon absence sur ce blog ces dernières semaines. L'une des raisons de cette désertification porte un nom : Facebook. Depuis que j'y suis inscris, je m'y rends presque
quotidiennement, et je dois avouer que j'avais rarement connu une telle addiction jusqu'ici. Tout le monde en parle comme du dernier phénomène communautaire à la mode. Mais Facebook, le septième
site internet le plus visité au monde, est plus qu'un simple lieu "branché". Il ne s'agit, ni plus ni moins, que de l'émergence d'une nouvelle façon de communiquer, d'une nouvelle manière
d'interagir avec son entourage. Quand je vais sur Facebook, je n'ai pas l'impression de m'enfermer dans une bulle dont les frontières ne seraient définies que selon mes propres perspectives. Tout
le monde peut se "connecter" avec moi. Facebook est fascinant parce que, contrairement à Second Life, sans doute le seul précurseur sérieux à ce phénomène, on a affaire à un univers qui interagit
véritablement avec le monde "réel". Pour une raison simple : ce monde a besoin des interactions humaines pour s'alimenter. Autrement dit, ce sont les liens que l'on tisse avec ses amis ou ses
collègues de travail qui en façonnent la charpente. Facebook nait d'abord du réel, pour ensuite développer "quelque chose" qu'il ne m'est pas aisé de définir, mais qui appartient clairement au
domaine de l'imaginaire. Un monde dans lequel on joue les sex symbol, on achète les gens comme de simples animaux de compagnie, on vampirise ses copains, on conçoit des bébés, on participe à des
débats plus ou moins pertinents ou on s'aide à parler d'autres langues... Le tout via des milliers d'applications "on-line" gratuites que l'on installe sans qu'elles viennent jamais perturber le
fonctionnement intrinsèque de l'ordinateur. Nul ne sait encore vraiment comment cela va évoluer, mais une chose est certaine : le véritable "Web 2.0" commence ici, et maintenant.
Par Anthony Prezman
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Samedi 24 novembre 2007
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Denis Olivennes, patron de la
Fnac
Cette fois, les dés sont jetés. L’internet français va être « fliqué » et les internautes seront placés sous surveillance, ceci afin de prévenir le téléchargement illégal. Les
utilisateurs malveillants recevront un avertissement et leur accès internet pourra se voir fermé, ceci avec la bénédiction de tous les fournisseurs d’accès.
Pour ceux qui ne sont pas au courant de ce qui vient de se jouer au parlement ces derniers jours, M. Sarkozy a confié une mission au patron de la Fnac, Denis Olivennes, afin de définir un moyen
d’endiguer le piratage des œuvres culturelles. Pour le Président de la République, « Internet, c'est une nouvelle frontière, mais ça ne doit pas être le Far West high-tech, une zone de
non-droit où l'on peut piller en toute impunité. Le vol à l'étalage numérique n'est pas admissible. » Malheureusement, ce constat d’un autre âge révèle une méconnaissance problématique du
monde des nouvelles technologies.
Premièrement, il faudra bien un jour se pencher une bonne fois pour toutes sur le statut des œuvres immatérielles. Est-on coupable du même délit lorsqu’on dévalise un supermarché et lorsqu’on
télécharge des mp3 ? Pour Sarkozy, cela ne semble pas faire l’ombre d’un doute. Mais sa décision est arbitraire (les usagers n’ont pas été consultés) et surtout, elle va à contre-courant
d’un mouvement planétaire qui tend à redéfinir les notions de partage et à libéraliser de plus en plus l’usage d’internet.
Deuxièmement, selon un sondage fourni par Stratégir, 64% des français seraient prêt à acheter plus de musique légalement si une part plus importante de leur argent allait effectivement dans la
poche des artistes. Or, tout le monde sait pertinemment que ces derniers ne touchent quasiment rien et que la majeure partie des revenus est absorbée par les majors du disque, qui ne ratent
jamais une occasion d’être alarmistes ou de reprocher aux internautes leur incapacité pathologique à prendre en marche le train du progrès.
Concrètement, comment tout cela va-t-il se traduire ? Deux décisions plutôt bonnes ont été prises, qu’il faut signaler : d’abord, la durée d’attente entre la sortie d’un film au cinéma et sa mise
à disposition à la vente passera de 7 mois à 4 mois. Ensuite, les industriels de la musique ont accepté de mettre un terme aux DRM, ces verrous numériques qui polluent la vie des internautes
ayant acheté des œuvres par voie légale (impossibilité d’écouter les morceaux sur tous les baladeurs, copie limitée, écoute sur un nombre d’ordinateurs restreint, etc.).
Mais ces bons côtés ne doivent pas masquer le plus important, et sans doute le plus grave : à l’image de ce qui se passe en Chine et dans de nombreux pays soumis à une dictature, le net français
sera surveillé par une administration parallèle et omnipotente. Celle-ci pourra sanctionner de façon totalement arbitraire les agissements de ses utilisateurs, qui n’auront même pas la
possibilité d’avoir recours à la justice la plus élémentaire. Sarkozy préfère donc troquer le « Far west high-tech » pour un futur totalitaire à la George Orwell. Vous voilà prévenus…
Par Anthony Prezman
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Jeudi 6 septembre 2007
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Comme je l'ai signalé dans mon dernier article, le prix de l'iPhone a brutallement chuté (- 200$) quelques mois seulement après son introduction aux Etats Unis. Si les nouveaux
acheteurs prennent cette décision avec ravissement, les premiers utilisateurs qui ont payé l'iPhone au prix fort s'en mordent les doigts. Apple a ainsi été submergé d'appels et de mails de
clients mécontents.
En conséquence, Steve Jobs lui-même vient de rédiger une lettre dans laquelle il s'adresse directement à ces derniers.
On peut la lire à l'adresse suivante : http://www.apple.com/hotnews/openiphoneletter/
En résumé, Steve Jobs explique que le choix de baisser le prix de façon aussi forte est né de la volonté de positionner l'iPhone comme un achat incontournable pour les fetes de fin d'année, et de
permettre au plus grand nombre de pouvoir se le procurer. Apple cherche ni plus ni moins à pulvériser la concurrence avant meme qu'elle ait le temps de se limer les ongles.
La seconde explication que donne le patron d'Apple, est que ce genre de choses est inévitable dans le monde de la technologie. Tot ou tard, un produit devient obsolète ou son tarif baisse
plus ou moins drastiquement. Mais si l'on passe son temps à attendre sans jamais rien acheter, alors on passera toujours à coté de tout.
Finalement, il termine sur une note qui ravira sans doute une partie des clients mécontents : tout ancien acheteur de l'iPhone, s'il n'a pas pu bénéficier d'un quelconque remboursement, pourra
obtenir un crédit d'achat de 100$ utilisable sur l'Apple Store. C'est toujours mieux que rien. Cela suffira-t-il pour autant à calmer la hargne ambiante ?
Par Anthony Prezman
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Mercredi 5 septembre 2007
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19:45
Le tout nouvel "iPod Touch"
Comme beaucoup de « Mac addicts », j’ai suivi sur internet le compte rendu de la conférence donnée par Steve Jobs (patron d’Apple) qui avait pour thème « la musique ».
À cette occasion, le gourou au pull noir et au jean vintage a complètement revu la gamme d’iPod, les baladeurs musicaux les plus vendus au monde.
Passons rapidement sur la possibilité d’acheter des sonneries pour l’iPhone. Il sera également possible d’en créer via iTunes à partir de n’importe quelle chanson du Store.
En premier lieu, le modèle Nano a subi un lifting et un gonflage de ses capacités : le bas de gamme en gris métallisé stocke 4 Go (159€), le modèle à 8 Go se décline quant à lui en divers coloris
(209€). L’iPod Nano bénéficie d’un écran désormais digne de ce nom, présentant une toute nouvelle interface de navigation qui scinde l’écran en deux parties. Il permet également la diffusion de
vidéos, ainsi que l’accès aux jeux qui étaient l’appanage exclusif de l’iPod « normal ». Parlons-en donc, de celui-ci. Rebaptisé « iPod classic », afin d’éviter toute confusion, il offre peu de
changements si ce n’est des capacités en hausse de 80 Go (259€) ou 160 Go (359€). Ils sont plus fins que les anciens modèles et disponibles quasi instantanément. Enfin, dès que la boutique en
ligne aura réouvert ses portes…
Le clou de la soirée était sans nul doute la présentation d’un tout nouveau modèle, « l’iPod Touch ». À première vue, rien ne le distingue d’un iPhone, si ce n’est sa finesse. Et l’absence de
fonctions téléphoniques… Cet iPod est tactile, et possède des fonctionnalités Wi-Fi intégrées lui permettant de surfer sur le net (Google, YouTube…) mais aussi et surtout d’accéder à l’iTunes
Wi-Fi Store, une version light de la célèbre boutique, permettant d’acheter de la musique de n’importe où ! Enfin, à condition de se trouver à proximité d’un accès ouvert. Autre surprise, le
partenariat avec la chaîne de cafés Starbucks, qui offrira un accès gratuit au Wi-Fi Store et la possibilité d’acheter instantanément les chansons qui sont diffusées en temps réel dans chaque
boutique. Prix de la bête en France : 309€ pour le modèle à 8 Go, 409€ pour celui à 16 Go. À noter qu'il ne sera expédié qu'à partir du 28 septembre, mais probablement disponible en France lors
de l'Apple Expo qui aura lieu du 25 au 29 septembre.
Pour finir, Steve Jobs a souhaité permettre « au plus grand nombre » de pouvoir s’offrir un iPhone (un bel objet certes, mais particulièrement onéreux). En conséquence, le modèle à 4 Go disparaît
purement et simplement de la gamme, et le modèle à 8 Go passe de 599$ à 399$. Soit tout de même près de 35% d'économies !
Cette annonce tombe à pic avant l’introduction prochaine de l’iPhone en France (prévue pour la fin du mois, si tout va bien). Avec un peu de chance, nous bénéficierons aussi de cette
réduction.
Par Anthony Prezman
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